
À l’issue de cette phase, les prises sélectionnées sont intégrées dans un premier « bout à bout » (ou « ours »). Il s’agit de reconstituer l’ordre des séquences du film sans se soucier des raccords ni des longueurs de plans. Cette première mise à plat permet d’avoir la vision globale sur le film et de débusquer d’éventuels soucis au niveau de la compréhension de l’histoire.
L’étape de « bout à bout » peut être longue et laborieuse, notamment dans le domaine du documentaire. Les tournages ne reposant pas toujours sur un scénario, le film s’écrit alors à l’étape du montage.
Arrive ensuite la phase de construction du film. Le couple monteur et réalisateur peut passer de nombreuses journées à monter et démonter des scènes, décider des coupes et des axes (quand une même scène a été « couverte » sur plusieurs axes), des raccords, etc…
Une phase durant laquelle se posent souvent des questions de point de vue sur l’histoire racontée mais aussi de rythme intérieur du film.
Il est conseillé de montrer une première version du montage au producteur ou à une personne extérieure. Cela permet de prendre de la distance sur le travail effectué et d’avoir les premières réactions de « spectateurs ».
Une fois le montage image terminé, arrive enfin l’étape du montage son. L’intervention du monteur image se limite souvent à caler tous les sons directs (dialogues et ambiances). La création sonore à proprement parlé se déroule dans un auditorium.
Enfin, le monteur peut éventuellement intervenir pour créer le générique du film ou quelques effets spéciaux pas trop sophistiqués (auquel cas, il faut faire appel à un monteur truquiste).
À lire :
Raconter en images ou l’art du montage de Natahlie Hureau / Scope / 2005
Le montage : la pratique, les outils, les écoles d’Anita Fernandez / Dixit / 2002